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Ne pas rire, ne pas juger, ne pas mépriser mais comprendre - Spinoza

Place aux jeunes !

19 Mars 2006 , Rédigé par Hubert HURARD Publié dans #www.huberthurard

Rien ne va plus…

 

 

 

Une société se construit avec les projets de sa jeunesse. Elle avance grâce à l’énergie d’une jeunesse qui espère en l’avenir. Une société ne peut créer sur la résignation. Elle ne peut, ni ne doit proposer de recul. Elle assumerait alors  l’immobilisme et/ou le conservatisme comme valeur à transmettre aux générations futures.

 

Quid de l’idéal ? Quid de l’espoir et quid du projet ?

 

A l’heure où la jeunesse, une fois de plus, se sent agressée et sacrifiée sur le marché de la sacro-sainte croissance, il est temps de remettre les pendules à l’heure.

 

C’est la première fois, depuis la fin du second conflit mondial, que la génération future vivra moins bien que sa précédente. Les clefs de chaque pouvoir sont détenues par les pères (pas encore les mères !) de cette jeunesse. Pas facile, en effet, de participer activement à la vie politique, même locale, quand on a vingt ou vingt-cinq ans. Pas facile de se faire entendre quand l’immédiateté prend la plus grande partie de son temps. Pas facile d’être crédible aux yeux des vieux soixante-huitards ignorants, égoïstes et oublieux des qualités de leur propre jeunesse quand on est qualifiés d’adulescents et que l’on ne peut accéder à aucune responsabilité politique si ce n'est être la "carte jeune" sur une liste de candidats.

 

Notre jeunesse a mal et elle ne peut, aujourd'hui, se guérir toute seule. Elle n’a pas de pouvoir et encore moins d’outils pour proposer des alternatives à cette globalisation libérale que l’on lui impose  si ce n’est celui de la contestation par le bruit. Il y a bien quelques jeunes apparatchiks, qui, période électorale arrivant, souhaiteraient bien se faire une petite place, même insignifiante, à l’ombre des politicards en vue. Ceux-là n’ont qu’à se montrer. Peu importe souvent ce qu’ils disent, ils sont jeunes, ils sont écoutés par la presse. Cela suffit ! Mais au delà de ces portes voix humanisés ? Quel pouvoir à la jeunesse ? Comment peut-elle prendre en main ses propres choix de société ?

 

Politiquement, aucun idéal n’est plus incarné. La médiatisation à outrance a grandement facilité la pensée unique. Le libéralisme sauvage a facilité, lui, l’insouciance politique et a encouragé le comportement de l’autruche devant notre propre réalité sociale.

Nous sommes donc dans une société qui a peur et dans une société résignée. Nos politiques, désarmés et relayés par nos médias, encouragent presque cette peur et cette résignation. Notre société a peur du lendemain, peur de la Chine, peur des virus, peur des guerres, peur du nucléaire, peur de l’étranger, peur du trop de libertés, peur du plus de démocratie, peur de la religion de l’autre, peur de la mort, encore… Et puis résignée, résignée devant un modèle économique qui semble s’être définitivement imposé à nous. Telle une prison dont on aurait perdu la clef et dont on ne pourrait s’échapper. On dit à cette jeunesse : « Le monde est comme ça, voilà. Il faut l’accepter ou crever ! ».  

 

De qui se moque-t –on ? Il y en a marre désormais de toute cette mascarade politico-économico-médiatique et de tous ces mensonges !

 

Notre jeunesse est descendue dans la rue parce qu’elle veut enfin prendre le pouvoir de choisir et de choisir pour elle ! Elle veut construire la société dans laquelle elle va évoluer et elle revendique enfin ce droit. Si on ne l’écoute pas aujourd’hui, un jour, elle saura se faire entendre… Car peut-on nous enlever le droit de construire un idéal ?

 

 

 

Nos politiques ont souhaité faire de la place aux femmes, très bien ! Désormais, qu’ils fassent de la place aux jeunes !

 

 

HH

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